Mais au fait, qu’est ce que c’est, le zéro déchet?

La première fois que j’ai entendu parler de zéro déchet, c’était lors d’un reportage au JT de 20h d’une grande chaîne nationale. Une « convertie » expliquait qu’elle s’était lancée dans cette démarche suite à un burn-out. Ancienne cadre, elle était filmée chez elle où aucun futur-déchet n’était autorisé à entrer ! Mon sentiment lors de ce visionnage ? La perplexité ! Cela me paraissait tellement contraignant, irréalisable pour moi, tellement loin de ma vie de mère de trois enfants…

Et puis quelques années plus tard, je tombe par hasard -ou pas vraiment, en fait 😉 – sur un livre dans une grande librairie: La famille Presque Zéro Déchet, Ze guide

livre
Intriguée, attirée, je me procure ce qui deviendra ma bible !
Première lecture, effarée, je tourne les pages les unes après les autres en me disant « oh mon dieu » à chaque chapitre! Les produits d’entretien? C’est trop compliqué! La cup! Même pas en rêve, j’attendrai la ménopause!!! Et puis, une petite graine germée fait son chemin, tranquillement. Le bouquin achevé, je me fixe un objectif lointain: si je diminue de moitié ma poubelle, mon pari sera gagné!

Mais pourquoi me suis-je lancée dans cette aventure??? Je ne suis pas une « écolo » de la première heure. J’éteins la lumière quand je quitte une pièce, je ferme le robinet quand je me brosse les dents, mais pas engagée dans une lutte pour la préservation de la planète… Les informations (parce que vous l’aurez compris, je regarde les infos télévisées ! ), toujours plus déprimantes quant aux mesures politiques qui doivent être prises en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, ont eu raison de mon optimisme. Et un jour, on se dit qu’on peut faire des choses à son petit niveau. Alors, zéro déchet comme ma part de colibri, ça m’a certainement parlé.

Comment devient-on ZD convaincu?
L’histoire du coton démaquillant est très parlante! Parce que ce petit coton démaquillant, c’est quand même pas lui qui rempli ma poubelle!!!

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Le coton est très coûteux en eau à produire (pas moins de 5 000 litres d’eau pour un kilogramme de coton!!!).

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Une fois récolté, il est acheminé vers une usine de transformation (en passant, on pollue avec le camion et le bateau pour ce transport), usine qui consomme de l’énergie pour la transformation du produit brut en produit consommable. Les disques sont alors emballés (dans du plastique, non recyclable) puis à nouveau transportés vers le lieu de distribution (la grande surface, quoi!). Je l’achète, le ramène chez moi, l’utilise UNE fois UNE SEULE (alors qu’il a tant coûté pour sa fabrication et son acheminement!) pour le mettre aussitôt à la poubelle… Quand on y regarde de près, quelle énergie pour quel gâchis!
Aujourd’hui, j’utilise les lingettes démaquillantes que ma gentille belle-sœur m’a cousues avec des chutes de tissu!!!

 

In fine, pour moi, c’est ça le zéro déchet! Remplacer le jetable par du durable 🙂

 

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